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Question analytique

L'objectif est d'identifier, dans une trajectoire GPS, les phases de fin de déplacement compatibles avec une recherche de stationnement. La méthode consolidée fonctionne en deux temps :

  • un temps géométrique, qui estime une portion de leg affectée à partir de la fin automobile ;
  • un temps temporel, qui estime un début de recherche par modèle lorsque des waypoints horodatés sont disponibles.

La notion de parking cruising renvoie ici à une phase située entre un déplacement vers une destination et l'immobilisation du véhicule. Elle n'est pas directement observée dans les waypoints locaux. Elle doit donc être inférée à partir de signaux indirects : ralentissement, fréquence des points, distance au point final, dynamique de fin de trajet, détours ou formes géométriques terminales.

Ce qui est observé

Les données locales contiennent des points GPS horodatés :

  • un identifiant utilisateur ;
  • un timestamp ;
  • une latitude et une longitude ;
  • une précision GPS ;
  • une vitesse brute, parfois absente ou codée -1.

La table legs.parquet apporte en complément les bornes temporelles, l'identifiant leg_id et le mode de chaque leg. Ces informations permettent d'isoler les points appartenant à une étape automobile. Elles ne constituent toutefois pas un label terrain du début réel de la recherche de stationnement.

Ce qui est inféré

Le modèle ReLUT produit, pour chaque point d'une trajectoire, une probabilité que le point appartienne à la phase de recherche de stationnement. Le pipeline local retient ensuite une séquence cohérente :

  • d'abord des points classés driving ;
  • puis, à partir du premier point détecté, des points classés searching.

Cette règle de post-traitement traduit une hypothèse temporelle forte : une fois la recherche commencée, le trajet ne revient pas à une phase de conduite normale.

Le temps géométrique produit, pour chaque dernière leg voiture éligible, des indicateurs géographiques : longueur de trace dans le rayon final autour de la fin de leg, passage près de l'activité, boucle, tortuosité et durée interpolée de la portion finale. Il ne prédit pas un label par waypoint.

Unité d'analyse

L'unité d'analyse commune visée est le leg_id. Le temps temporel travaille d'abord au niveau du segment de trajectoire, alors que le temps géométrique travaille directement au niveau de la leg géométrisée.

La consolidation par leg_id n'a de sens que lorsque les deux temps portent sur la même source de données. PL23 et Déclic ne sont pas deux bases à comparer analytiquement. Déclic permet aujourd'hui de consolider les signaux géométriques et temporels grâce aux waypoints disponibles. Si des waypoints complets PL23 sont fournis plus tard, la même consolidation pourra être reproduite sur PL23, séparément.

Le pipeline local construit les trajets candidats à l'intérieur des legs voiture identifiés par leg_id. Une rupture temporelle peut encore diviser un leg lacunaire, mais aucun segment ne traverse une frontière de leg. Cette étape n'est pas neutre : le modèle utilise le dernier point du segment comme point de stationnement supposé.

Résultat attendu

Pour chaque segment ou leg candidat, les sorties principales sont :

  • la probabilité y_hat_p à chaque point ;
  • le label driving ou searching ;
  • le timestamp du premier point searching ;
  • la durée prédite de recherche ;
  • la distance restante au stationnement supposé au moment du début prédit.
  • le statut spatial de la leg ;
  • la portion géométrique détectée ;
  • la table fusionnée par leg_id avec detection_source.

Statut méthodologique

Le pipeline actuel permet de tester la faisabilité technique et de produire des objets de relecture. Il ne valide pas encore la qualité empirique du modèle sur les données locales.

Une validation robuste demanderait au minimum :

  • des trajets avec début de recherche annoté ;
  • une comparaison avec les prédictions ;
  • une analyse des faux positifs et faux négatifs ;
  • une revue des effets de la segmentation.

Option hybride géométrique + temporelle

Une règle hybride pourra être proposée si elle améliore les résultats validés. Elle devra être évaluée sur des legs où les deux temps sont disponibles.

Trois familles de règles sont envisageables :

  • union : une leg est candidate si le temps géométrique ou le temps temporel est positive ; utile pour maximiser le rappel et constituer une base de relecture ;
  • intersection : une leg est candidate si les deux temps sont positifs ; utile pour définir une borne stricte ;
  • hiérarchique ou scorée : le modèle temporel propose le début de recherche, puis les indicateurs géométriques contrôlent la plausibilité de la portion, ou inversement.

Cette règle hybride ne doit pas être présentée comme meilleure sans protocole d'annotation ou de validation. Son intérêt sera de réduire les faux positifs géométriques liés aux artefacts GPS et les faux positifs temporels liés au modèle ou à la segmentation.